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Front commun pour la formation professionnelle

Front commun pour la formation professionnelle

La formation professionnelle a été LA politique sacrifiée sous le précédant mandat. Pourtant, les besoins sont là. Hôpitaux, entreprises, métiers de la transition écologique, tous peinent à recruter.

L’ensemble des groupes de gauche se sont donc associés pour porter ensemble 4 amendements au budget. Pour notre part, nous avons proposé 10 millions d’euros pour former aux métiers du soin. 

L’intervention d’Anna AUBOIS : formation aux métiers du soin

Amendement : Former aux métiers du soin et des liens humains : pour une Région du « Care »

La région Auvergne-Rhône-Alpes est passée de la 2e place à l’avant-dernière place des régions de France en matière de financement des formations professionnelles lors du précédent mandat. Nos quatre groupes politiques souhaitent mettre un terme à cette baisse en relançant massivement le soutien de la région sur cette compétence essentielle, sous la forme d’un paquet global de 40 millions d’euros ventilés en quatre amendements.

La crise sanitaire et sociale que nous traversons a permis de mettre en lumière le manque cruel de considération qui frappe les professionnels du soin, des liens et de l’accompagnement qui sont tous les jours au contact des personnes les plus fragiles et vulnérables : nourrissons, enfants, personnes âgées, isolées, personnes en situation de handicap ou victimes de maladies chroniques… C’est tout le secteur du sanitaire, du social, de la petite enfance et plus largement des services à la personne qui doit aujourd’hui être repensé, et remis au centre des politiques publiques prioritaires, notamment de formation professionnelle.

Un impératif d’autant plus urgent à affronter qu’il s’agit du secteur où les besoins de recrutements sont les plus importants, les créations d’emplois à venir les plus nombreuses, mais aussi les souffrances au travail les plus critiques.

Après des décennies d’indifférence et de mépris pour l’ensemble de ces métiers très largement féminisés et précarisés, la société tout entière s’est ainsi rendu compte que ces professionnelles les plus essentielles étaient dans le même temps les moins bien payées, les moins bien considérées, les moins bien protégées, les moins bien formées.

C’est donc le tout le secteur du « care » qui, après des décennies de sarcasmes, s’impose aujourd’hui comme une activité sociale essentielle à restructurer, un monde professionnel à requalifier et à revaloriser, un véritable projet de société à mettre en œuvre au plus près des réalités vécues dans nos territoires.

Notre Région, qui a tant reculé dans ce domaine, doit désormais jouer tout son rôle en menant une action ambitieuse et innovante dans sa politique de formation professionnelle du « care » : il faut aller au-delà de la seule résorption des tensions dans le recrutement des postes vacants, et préparer l’avenir d’une région plus humaine, plus solidaire et protectrice.

Cet amendement budgétaire vise à garantir aux acteurs concernés les moyens financiers de leur action.