Même si l’année 2024 a été moins marquée que les précédentes par les incivilités dans les transports régionaux, une agression reste toujours une agression de trop. La sécurité des usagers doit donc demeurer une priorité absolue de l’action publique. Le rapport examiné en assemblée, qui propose de renforcer les moyens humains dans les transports, va dans le bon sens.
Miser sur la présence humaine plutôt que sur l’affichage sécuritaire
Le choix de privilégier la présence humaine est essentiel. La sécurité dans les transports régionaux ne peut reposer uniquement sur des dispositifs techniques ou des démonstrations de force. Elle suppose des agents formés, visibles et identifiés, capables d’intervenir avec discernement et de créer un climat de confiance pour les usagers comme pour les personnels.
Une sécurité efficace repose sur la prévention et la médiation
Le soutien du groupe à cette délibération ne constitue pas un chèque en blanc. La sécurité ne peut être une politique d’affichage. Elle doit s’inscrire dans une stratégie fondée sur la prévention, la médiation et la connaissance du terrain. Le rôle des forces de sécurité est d’abord de désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent.
Des exemples concrets de dispositifs qui fonctionnent
Cette approche a déjà démontré son efficacité, notamment à Montpellier, où une expérimentation lancée en 2023 repose sur la mutualisation des forces des polices municipales. En deux ans, ce dispositif a permis d’améliorer le climat de sécurité en instaurant une relation de confiance durable, loin d’une logique de tension permanente.
La police de proximité comme référence indispensable
Pour être crédible, le dispositif régional doit s’inspirer des principes de la police de proximité, dont l’efficacité a été démontrée entre 1998 et 2003 : présence régulière, échanges directs avec les usagers et continuité dans l’action. Sans ces fondamentaux, le risque est celui d’une réponse anxiogène ou déconnectée des réalités du terrain.
Un vote favorable accompagné d’une vigilance forte
Le groupe a choisi de voter cette délibération, partageant l’objectif de renforcer la présence humaine dans les transports régionaux. Cette décision s’accompagne toutefois d’une vigilance totale sur sa mise en œuvre concrète, afin que la sécurité des usagers repose sur la proximité, la confiance et l’efficacité, et non sur de simples effets d’annonce.