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Tester le salariat des médecins pour lutter contre les déserts médicaux

Tester le salariat des médecins pour lutter contre les déserts médicaux

Les déserts médicaux ne se résorbent pas dans notre région, malgré toutes les actions mises en œuvre. Ainsi, en 2021, plus de la moitié de notre territoire demeure en sous-densité médicale. Selon la DREES, 5,5 % des Auvergnats et des Rhônalpins, soit 437 000 personnes, résident dans un désert médical. Ce taux s’établissait à 5,1% en 2015… A cela vient s’ajouter une inégalité territoriale. Toujours selon la DREES, les trois quarts des personnes les plus éloignées des professionnels de santé de premier recours vivent dans des territoires ruraux. Afin de remédier à cette inégalité d’accès aux soins, un levier n’a pourtant pas encore été actionné par la Région : le salariat des médecins.

Cette solution complémentaire peut séduire les professionnels de santé car elle répond aux attentes de jeunes médecins qui souhaitent exercer avec moins de contraintes horaires et administratives.

Le salariat est expérimenté depuis quelques années par certains départements comme la Saône-et-Loire qui est parvenue à réimplanter plus de 60 médecins. L’Etat s’est quant à lui doté depuis 2019 d’une mesure de soutien à la création de postes de médecins généralistes salariés dans les territoires les plus en difficultés.

C’est pourquoi, en complément de la poursuite du soutien aux centres et aux maisons de santé, nous proposons d’appuyer ce dispositif de l’Etat intitulé « 400 postes de médecins généralistes dans les territoires prioritaires », ceci afin d’augmenter le quota de médecins salariés dans notre région et de contribuer à la résorption des déserts médicaux.

L’intervention de Johann Cesa