Alors que l’attribution des épreuves de glace des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 est en cours de finalisation, le groupe socialiste, écologiste et démocrate du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes prend position en faveur d’une candidature lyonnaise globale et soutien, à ce titre, la démarche engagée par le maire de Lyon, Grégory DOUCET.
À la suite du retrait partiel de Nice, Lyon présente de nombreux atouts pour accueillir ces compétitions. Les équipements existants sur le territoire, patinoires Charlemagne et Baraban, permettent d’accueillir les entraînements des équipes de patinage, de hockey et de curling sans construction nouvelle ou temporaire, limitant ainsi tant l’empreinte carbone que les coûts d’infrastructure.
De plus, la LDLC Arena, déjà homologuée pour la Coupe du Monde de Hockey en 2028, constitue un site naturellement adapté aux compétitions olympiques ; et la Halle Tony-Garnier pourrait compléter ce dispositif selon les besoins. Par ailleurs, il est pleinement légitime que la capitale régionale assume ce rôle, plutôt que de le voir revenir à Paris, autre candidat à l’attribution des épreuves de glace.
La concentration des épreuves sur un même territoire n’est pas seulement une question d’organisation : selon l’Association Nationale des Élus en charge du Sport, les déplacements représentent en moyenne 80 % de l’empreinte carbone des grands événements sportifs. Disperser les sites, c’est aggraver délibérément le bilan environnemental. Nous refusons cette logique.
Notre position sur les JOP 2030 est connue et constante : nous soutenons le principe d’organisation des Jeux en Auvergne-Rhône-Alpes, mais avec deux exigences non négociables. Une préparation rigoureuse d’abord, permettant une maîtrise des coûts, le précédent établi par les Jeux de Milan-Cortina, dont le budget a été multiplié par plus de trois, doit servir de leçon. Une vision lucide des réalités alpines ensuite : les stations fragilisées par le changement climatique ne peuvent être l’angle mort d’un projet qui se veut durable. La majorité régionale doit apporter des garanties claires sur ces deux points, ce qu’elle n’a, à ce jour, pas fait.
Jean-Baptiste Baud, Souhila Boudali-Khedim, Christophe Bouvier, François Chemin, Yann Crombecque, Jean-François Debat, Stéphane Gemmani, Coraline Saurat