Le groupe Socialiste, Ecologiste et Démocrate exprime sa vive inquiétude et sa profonde indignation face à la décision du Département de la Drôme de fermer les sept centres de santé sexuelle (CSS) qu’il gère directement, et de réduire de 20 % les subventions versées aux hôpitaux qui gèrent des CSS ainsi qu’au Planning familial. Alors que le conseil départemental vote son budget ce lundi 14 avril, nous appelons sa Présidente, Madame Marie-Pierre Mouton, à revenir sur cette décision brutale qui va mettre en péril l’accès aux droits fondamentaux et à la santé sexuelle dans le département.
Les centres de santé sexuelle sont un maillon essentiel de la prévention, de l’accompagnement, de l’information et de l’accès aux soins. Ils accueillent chaque semaine des centaines de patientes et de patients, en particulier les plus jeunes, les plus isolés, ainsi que des femmes victimes de violences sexuelles, conjugales ou intrafamiliales. Ce sont des lieux d’écoute, de soutien psychologique, d’information sur la contraception, le dépistage des IST, l’éducation à la vie affective et sexuelle et l’accès à l’IVG.
Leur fermeture représenterait près de 40 % de lieux d’accès à la santé sexuelle en moins sur le territoire drômois. Les zones rurales – là où les besoins sont les plus criants et les services publics déjà les plus fragiles –seraient les plus durement touchées.
A l’instar de nombreux élus et collectifs drômois, nous dénonçons l’argument budgétaire avancé. Les économies prévues ne s’élèveraient qu’à 210 000 euros : une somme dérisoire au regard de l’impact humain et social !
Nous soutenons la mobilisation des élus d’opposition au conseil départemental qui ont présenté un vœu pour exiger le maintien des sept CSS et la poursuite du soutien aux associations engagées dans la planification familiale et adressé une lettre ouverte commune à Madame Marie-Pierre Mouton.
La santé sexuelle ne peut être une variable d’ajustement budgétaire. Nous ne cesserons de porter ce combat, à tous les niveaux, car défendre les centres de santé sexuelle, c’est défendre le droit à la santé, le droit des femmes, la lutte contre les violences, l’accès à l’IVG, l’éducation des jeunes à la vie affective et sexuelle.
Nous appelons Madame Marie-Pierre Mouton à revenir urgemment sur sa décision et à engager un dialogue immédiat avec tous les acteurs concernés, dans l’intérêt des Drômoises et des Drômois.