Le 15 septembre, la direction nationale de l’AFPA a annoncé un projet de réorganisation qui pourrait entraîner jusqu’à 867 licenciements économiques et la fermeture de 30 centres sur 142. Trois sites de notre région sont menacés : Poisy, Montluçon et Saint-Germain-Laprade, près du Puy-en-Velay. Nous avons interrogé la Région sur ses engagements. Notre question orale n’a pas pu être présentée en séance, car nous avons quitté l’hémicycle après des propos inacceptables tenus par l’extrême-droite. Elle a cependant bien été déposée : l’exécutif nous répondra par écrit.
Trois centres menacés, des formations utiles
En Auvergne-Rhône-Alpes, les centres de l’AFPA ont accueilli 11 500 personnes en 2025. Parmi les stagiaires, 84,4 % ont obtenu leur titre professionnel et près de 70 % ont accédé à un emploi dans les mois suivants. À Montluçon, le centre affiche même 94,9 % de réussite et 88,2 % d’accès à l’emploi dans les six mois. À Poisy, qui forme depuis 1953, onze emplois seraient supprimés. Ces centres forment notamment aux métiers que la Région déclarait prioritaires dans son plan d’urgence pour le retour au travail : bâtiment, hôtellerie-restauration, services aux personnes.
« Hier, la Région appelait à former. Aujourd’hui, elle laisse fermer les centres qui le font »
La décision vient de l’échelon national, mais les choix de la Région ont aggravé la situation. En supprimant ses subventions à l’hébergement et à l’aide à la restauration, elle a fragilisé les conditions de formation de stagiaires souvent précaires, pour qui ces aides déterminent la possibilité même de se former loin de chez eux.
Notre question : quels engagements ?
La Région dispose de leviers : avec son offre « Former pour l’emploi », elle commande des formations pour répondre aux besoins des territoires. Elle peut donc contribuer à maintenir une offre qualifiante dans les bassins concernés. Nous lui avons demandé quels engagements elle compte prendre pour garantir une offre de formation accessible à toutes et tous dans les centres menacés. Nous publierons la réponse.